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Bienvenue sur le site du magalivre (magazine-livre) Poeticon.

Le premier numéro de Poeticon tient son origine dans le projet du Magasin de Maman de créer des œuvres d’art miniatures en s’inspirant de textes poétiques. Dans la continuité de cette (bonne) idée, nous avons décidé d’en faire une publication et proposer un angle de vue poétique tout en images et en mots. La poésie dans tous ses états…
Les curieux y trouveront de la matière à réflexion et les poètes (photographes, peintres, écrivains, cinéastes, cuisiniers, magiciens,…) y trouveront aussi une place pour créer et proposer. Les pages de Poeticon sont ouvertes à ceux qui le désirent.
Le site Poeticon donnera aussi de temps en temps à lire des compléments exclusifs qui ne sont pas dans le magalivre en papier…

Anne-Sophie Costenoble, photographe du mystère
Anne-Sophie Costenoble, photographe du mystère

Laurent Quillet

magalivre n°1
Le magalivre n°1

Jofroi, poète chanteur

André Huet le livre

Michel Monnereau, écrivain
Michel Monnereau, écrivain

couverture Poeticon n°0
Le Poeticon n°0

Annette Masquilier artiste plasticienne

Jacky Legge et Tournai, Ville en Poésie
Jacky Legge et Tournai, Ville en Poésie

Le Magasin de Maman
Exposition Poeticon au Magasin de Maman

C’est à lire…

Michel Monnereau, écrivain

On dodeline du rêve.
Un amour mal éteint sur le front de vivre.
Le nœud coulant du temps.
La vie et ses revers liftés. N’habite plus le corps indiqué.
Le champ de l’oubli.
Des rides jusque dans ses phrases.

Extrait de Je suis passé parmi vous (La Table Ronde, 2016)

 

INTERVIEW Michel Monnereau a accepté de répondre à nos questions. Pas une virgule n’a été changé à ce qui a été écrit. Ce “questions-réponses” vous est livré tel quel.

Peux-tu donner une définition de la poésie ou de TA poésie ?

Forme la plus haute de la littérature, la poésie en est la quintessence, l’épure. Le verbe nu et brillant comme une lame. Elle n’est jamais gratuite, sauf chez les cuistres et les momifieurs de langage. Au contraire, elle met en jeu l’être, qu’elle éclaire par éclats, intermittences, jaillissements, bonheurs d’écriture, moments rares. Ce sont autant de passages vers autre chose, autant de possibilités de rencontre de soi et des autres.
Pour moi, la poésie est cet enjeu, un engagement féroce sur la piste – qui a pris diverses formes. Après un premier recueil cosmopolite,
ouvert au monde (L’Arbre à poèmes, 1973), mon écriture a en effet éclaté : une veine urbaine née de l’urgence violente de la ville (Polaroïd, 1989), une veine humoristique (Le Parti pris d’en rire, 1993 et Les Zhumoristiques, 2006) – car le sérieux tue plus sûrement que la honte -, enfin une forme plus intime, plus resserrée, qui va de l’aphorisme (Haute Lire la suite