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Bienvenue sur le site du magalivre (magazine-livre) Poeticon.

Le Poeticon est une publication qui propose un angle de vue poétique tout en images et en mots. La poésie dans tous ses états…
Les curieux y trouveront de la matière à réflexion et les poètes (photographes, peintres, écrivains, cinéastes, cuisiniers, magiciens,…) y trouveront aussi une place pour créer et proposer. Les pages de Poeticon sont ouvertes à ceux qui le désirent.
Le site Poeticon donnera aussi de temps en temps à lire des compléments exclusifs qui ne sont pas dans le magalivre en papier…

Poeticon n°3

Jacques Mercier

Oscar Haus

Jean-François Spricigo

Frédéric Tentelier

Isa Marcelli / Jacky legge

Poeticon n°2

Philippe Mathy, poète

La Poésie et l'Iran par Jacky Legge

Sophie Rousseau et Jean-Pierre Nicol

Alexis Lippstreu et la Fondation Paul Duhem

Guillaume Ledent : le Mot-dit

Colette Nys-Mazure

Poeticon n°1

Patricia Gérimont, le musée Kadioute

Jofroi, poète-chanteur

Laurent Quillet, artiste des mots

André Huet, charivari

Anne-Sophie Costenoble, photographe

Doel, photos d'Iris Van Dorpe

Poeticon n°0

Michel Monnereau, écrivain

Tournai, Ville en Poésie 2017

Annette Masquilier

C’est à lire…

Philippe Mathy, poète

Une interview écrite permet de peser les mots et les réponses sont donc d’autant plus justes. Philippe Mathy, qui vient de remporter le Prix Mallarmé 2017, a accepté avec plaisir d’y répondre. Pas une virgule n’a été changé à ce qui a été écrit.

Peux-tu donner une définition de la Poésie ou de TA poésie ?
Gérard Pfister a écrit un très beau livre humoristiquement intitulé « La poésie, c’est autre chose » et sous-titré 1001 définitions de la poésie. Mille et une, comme les nuits ! C’est dire qu’il n’est pas possible de donner une définition de la poésie. Il est vrai que dans le jardin « poésie » les fleurs sont très variées, ce qui est une bonne chose. La diversité est toujours source de richesses.
Quant à donner une définition de ma poésie, je ne pense pas que le poète soit le mieux placé pour définir sa propre poésie. Pour ne pas éluder la question, je vous en offre trois affichées dans mon bureau, parce que je les aime, parce que je m’y retrouve. De Rainer Maria Rilke : « Oubliez rien qu’un jour d’être modernes et vous mesurerez tout ce que vous avez en vous d’éternité ». De Jean Cocteau : « Écrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture ». Et enfin cette belle définition de Paul Celan : « La poésie, cette parole qui recueille l’infini là où n’arrivent que du mortel et du pour rien. »

La poésie est-elle ou doit-elle être une affaire de spécialistes ?
Non, bien sûr, elle est affaire d’exigences. Après le premier jet qui nous est en partie donné, le travail est nécessaire. Travail sur la langue pour éliminer les clichés, les scories afin qu’un souffle animent les mots entre eux. Veiller au rythme, à la pertinence des images, respecter une vérité de parole en évitant les épanchements trop personnels… Avec le temps, le poète finit par acquérir un métier. Le grand danger qui le guette alors est justement de devenir un spécialiste. Il est capable de fabriquer des poèmes formellement corrects mais qui ne correspondent plus à une nécessité intérieure, à cette vérité de parole dont parlait Yves Bonnefoy. Oui, la poésie demeure une affaire d’exigences. Lire la suite