Auteur : Poeticon

Frédéric Tentelier, artiste multi-talents

Frédéric Tentelier est artiste. Il est né dans les années 80, il vit et travaille à Roubaix. De profil – Son travail est centré sur l’agencement de matériaux divers, juxtaposés entre eux par analogie ou association d’idées. Il s’intéresse particulièrement aux liens qu’entretiennent l’oubli, la mémoire, le temps, le sonore et le silence. Il est […]

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Isa Marcelli (photos) et Jacky Legge (textes)

Après avoir exercé comme créatrice de mosaïques et de mobilier, Isabelle Marcelli vient à la photographie en 2008. Autodidacte, elle a rapidement développé un fort intérêt pour les procédés anciens et alternatifs, comme les polaroïds, le sténopé, les tirages au palladium et récemment le collodion humide sur plaques, une technique photographique inventée en 1873 au […]

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Jean-François Spricigo, photographe et écrivain

À 38 ans Jean-François Spricigo a déjà une œuvre bien fournie, reflet de sa soif de création. Encouragé notamment par Antoine d’Agata et Anne Biroleau à ses débuts, repéré par Guy Jouaville qui l’expose à la Scène nationale du Parvis à Tarbes, en 2004, alors qu’il a 25 ans, Jean-François Spricigo va développer parallèlement photographie, […]

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Oscar Haus, dessins

J’ai rencontré Oscar pour la première fois en 1994 aux ateliers de Blicquy où il collait des étiquettes sur des sacs de produits pulvérulents. Il prendra sa retraite en 1996 à l’âge de 57 ans. Libre de son temps, il passera chaque jour à l’atelier dessin/peinture du Centre La Pommeraie pour parler de son quotidien, […]

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Jacques Mercier interview

Peux-tu donner une définition de la Poésie ou de TA poésie ? Si l’on excepte la définition qui dirait que tout est poésie, si on en possède le sens, je peux définir ce qu’est « pour moi » la poésie écrite. Ce sont des mots qui tentent d’être les reflets d’un moment de fulgurance, qui me dépasse, qui […]

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Colette Nys-Mazure

Colette Nys-Mazure a écrit des textes autour des œuvres d’Alexis Lippstreu. Ruminations/Ressassements La pointe du crayon gris poursuit les interprétations invisibles aux yeux hâtifs essentielles à ta main patiente un langage d’énigmes et ses aléas désirables des ombrés vifs plutôt que de fraîches couleurs   Jouer pour rire Dans la chambre de Van Gogh réitérée […]

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Guillaume Ledent, le Mot-dit

Rencontre avec Guillaume Ledent, chanteur tournaisien,
avec un nouvel album avec le groupe “Dérange ta chambre”.

Question candide pour commencer : qu’est-ce que la poésie pour toi ?
Je crois que c’est un regard d’enfant sur le monde, tout simplement. Un poète, c’est quelqu’un qui a gardé un regard d’enfant. Et je pense que c’est important. C’est plus ça,… le fond plus que la forme.

Toi, en chanson, tu considères que tu fais de la poésie ?
Je ne me pose pas la question. Quelqu’un qui crée ne se pose pas la question de savoir s’il est artiste ou pas. C’est le regard que les gens ont, qui fait que c’est poétique ou pas. C’est le public qui décide. Je n’utilise pas le mot “poésie”. Quand on pense à la poésie, on pense à Verlaine, Baudelaire,… et puis on se dit “qui sommes-nous pour se mettre dans le même sac que ces grands hommes ?”
Par rapport à la chanson, dans la poésie il y a quelque chose de plus noble. La chanson, c’est plus “variété”, non pas plus accessible,… mais je mets la poésie sur un piédestal en comparaison avec la chanson. Pareil pour la musique classique, un compositeur est quelqu’un qui connaît bien les règles de l’art. Un compositeur de chansons, c’est un “entre deux”. Gainsbourg disait que la chanson est un art mineur, mais pas dans le sens péjoratif, mais dans le sens où cela regroupe plein d’autres arts. Moi, je ne me définis pas comme “poète”. Peut-être que les gens le diront, mais… Lire la suite

Alexis Lippstreu et la fondation Paul Duhem

Une fondation pour sauvegarder, étudier et diffuser un patrimoine artistique d’exception.

Alexis Lippstreu, Sans titre (tiré du Déjeuner dans l'atelier d’Edouard Manet), nd, crayons gris sur papier, 55 x 73 cm
Alexis Lippstreu, Sans titre (tiré du Déjeuner dans l’atelier d’Edouard Manet), nd, crayons gris sur papier, 55 x 73 cm.

Créée en 2016, la Fondation Paul Duhem est une émanation de l’atelier dessin et peinture du Centre La Pommeraie (Beloeil), animé par l’artiste Bruno Gérard.
Complémentaire aux institutions muséales, elle vise avant tout à être le réceptacle d’œuvres en péril suite au départ de l’animateur, du changement de la direction ou du fait d’une modification de politique pédagogique interne au centre pour personnes handicapées. Ayant connu plusieurs cas de destruction d’une partie ou de l’ensemble des travaux de personnes fragilisées, Bruno Gérard s’est rendu compte de la vulnérabilité de ces productions artistiques. La Fondation Paul Duhem est ainsi née de l’interrogation : « Que vont devenir toutes les œuvres produites par ces artistes ? ». Lire la suite

La poésie et l’Iran, retour de voyage par Jacky Legge

Alors que, chez nous, le mot poésie entraine un sourire ironique ou engendre haussements d’épaules, elle est omniprésente en Iran et cela dans toutes les strates de la société, ce qui est encore plus remarquable.

La poésie se peint sur l’arrière de voitures, camionnettes ou camions. Des passants portent des tee-shirts, des foulards décorés d’extraits de poèmes. Des poèmes ornent des pièces de vaisselle et les papiers Kraft d’emballage. Des guides touristiques glissent dans leurs commentaires des extraits de textes récités de mémoire.

La poésie se fait aussi peintures murales ou sculptures dans l’environnement urbain.
Geste architectural fort, la Bibliothèque d’Ispahan est environnée d’œuvres. Ainsi, absorbé par la lecture de son ouvrage, un lecteur en bronze est indifférent à l’averse suggérée par son parapluie déployé. Une haute sculpture noire d’apparence abstraite alliant traits, courbes et volutes s’avère pour l’Iranien la calligraphie rythmée d’un poème. Lire la suite

Sophie Rousseau et Jean-Pierre Nicol

Je ne sais plus exactement quand il m’a été donné de rencontrer l’œuvre de Sophie Rousseau, un temps lilloise cependant, mais c’était bizarrement de manière virtuelle.
Et notre relation l’est d’ailleurs plus ou moins restée depuis. Autant dire qu’à l’exception de travaux que nous avons commencés à partager – pour ma part avec gourmandise -, dont un merveilleux petit leporello bleu rehaussé à la feuille d’or en très peu d’exemplaires, fleuron de ma
bibliothèque de livres précieux, et de très belles reproductions de monotypes accompagnant une exposition parisienne au Couvent des Dominicains, je n’ai aucune autre trace « tangible », et je dirai, sourire aux lèvres, preuve de son existence. Bien que son œuvre m’apparaisse prolifique et essentielle.
Mais l’important est que nous nous soyons rencontrés, de quelconque manière. Lire la suite